Histoire de l’assiette murale dans le design d’après-guerre
Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, les ateliers européens de céramique connaissent un renouveau profond. Les formes utilitaires se chargent d’une ambition décorative inédite, et l’assiette murale devient le support privilégié d’une expression plastique affranchie des contraintes de la table. En Scandinavie comme dans les pays méditerranéens, potiers et designers industriels se disputent ce format rond, propice aux jeux de glaçure et aux motifs abstraits.
Ces objets ne sont pas de simples copies d’art. Ils sont conçus dès l’origine pour être accrochés, pensés dans leur rapport à la lumière rasante d’un mur et à l’œil du visiteur. Certains ateliers danois ou italiens produisent alors des séries limitées numérotées, aujourd’hui recherchées au même titre que l’estampe ou la faïence ancienne.
Les créateurs majeurs de l’assiette murale entre 1950 et 1980
Plusieurs noms structurent le marché de collection. Bjørn Wiinblad, dessinateur danois associé à la manufacture Rosenthal, impose un univers graphique immédiatement reconnaissable : figures féminines stylisées, couleurs terreuses rehaussées d’or. Ses disques émaillés circulent encore régulièrement dans les ventes spécialisées.
En Italie, les ateliers Bitossi de Montelupo Fiorentino produisent sous la direction artistique d’Aldo Londi des pièces dont les glaçures à effets mats ou métallisés demeurent un référence technique. La maison Vallauris, en France, accueille quant à elle des créateurs comme Roger Capron, dont le travail sur l’engobe et les oxydes colorants reste un jalon dans l’histoire de la céramique décorative.
Où acquérir une assiette murale d’origine certifiée
La question de l’authenticité est centrale. Une assiette murale proposée sans poinçon de manufacture, sans signature lisible ou sans provenance documentée doit être abordée avec une prudence proportionnelle à son prix. Chez mid-centurydesigns.com, chaque pièce est accompagnée d’une fiche de condition détaillant l’état de la glaçure, la lisibilité du marquage dorsal et, lorsque cela est possible, la traçabilité de la collection d’origine.
Les marchés aux puces spécialisés — L’Isle-sur-la-Sorgue, le Marché Dauphine à Paris, la foire de Copenhague — restent des terrains fertiles, à condition de savoir distinguer une production artisanale authentique d’une réédition tardive. Le verso d’une assiette murale révèle souvent plus que son avers : texture du pied, couleur de la pâte en section, qualité de l’estampille.
Entretien et accrochage de votre assiette murale
Une assiette murale ancienne appelle une attention particulière. Le nettoyage doit rester sec ou légèrement humide, avec un chiffon non abrasif, sans produit acide susceptible d’altérer les glaçures à l’oxyde de plomb fréquentes avant les années 1970. L’exposition directe au soleil, sur plusieurs années, peut ternir certains émaux sensibles aux ultraviolets.
Pour l’accrochage, les systèmes à ressort réglables — dits « ressorts à disque » — restent la solution la moins invasive et la plus réversible, sans perçage ni adhésif susceptible de marquer le revers. La hauteur idéale se situe légèrement au-dessus du niveau des yeux, afin de restituer l’angle de lecture pour lequel ces objets ont souvent été conçus.